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Salvador
s'est installé à los Pericos, en périphérie d'Aguasclientes, il
y a 7 ans avec sa femme et ses 3 enfants. A l'époque il n'y avait
que quatre maisons. Comme ses voisins, il a acheté son terrain
et construit lui même sa maison.
Il possède une preuve d'achat mais l'ancien propriétaire n'ayant
pas rempli les conditions de vente auprès de la municipalité,
tous se retrouvent en situation illégale. Ce statut leur interdit
de passer un contrat avec la compagnie d'eau, qui pour
des raisons sociales tolère les connexions illégales de cette
zone et en partage les coûts avec la municipalité. La citerne
de Salvador est aujourd'hui alimentée par une connexion pirate
individuelle, alors qu'il allait auparavant s'approvisionner dans
la zone formelle de l'autre côté de la route.
Une
habitation informelle de Los Pericos
Au moment de la privatisation, CAASA (l'opérateur en charge de
la concession d'Aguascalientes) est venu installer une citerne
et plus récemment, il a réalisé sa connexion individuelle. Les
travaux de piratage du réseau de la zone formelle ont été effectués
en groupe, les habitants se partagent ensuite les travaux de réparation
des fuites. Sa connexion lui a finalement coûté peu d'argent,
c'est surtout en temps de travail qu'il s'est investit.
Salvador n'est cependant pas satisfait de son approvisionnement.
Les coupures sont trop fréquentes et il ne peut pas consommer
autant d'eau qu'il le voudrait. Il est prêt à payer un service
fiable qui lui permettrait de remplacer plus souvent l'eau
de sa citerne. Bien entendu, la loi ne lui permet pas de s'approvisionner
normalement en eau. Il ne paie rien et suppose que c'est la
municipalité qui supporte le coût de sa consommation, mais pour
lui c'est la CAASA qui pourrait améliorer son accès.
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