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Le programme Solidarité-Eau
dépendait par le passé du GRET (Groupe de Recherche
et d´Echange Technologique ), et prend aujourd'hui son indépendance
en devenant une association à part entière. Cet
organisme, qui est l'un des premiers que nous avons cherché
à rencontrer, a pour rôle de faciliter les initiatives
locales de coopération internationale. Son secrétaire
général, Pierre-Marie GRONDIN, nous a ouvert sa
porte ainsi que quelques autres dès le début de
notre projet. Ouvrir le débat et communiquer, tels sont
pour lui les premiers pas vers une démocratie de l'eau.
Les enjeux de la
communication et des nouvelles technologies de l'information sont
constamment présents dans les discours politiques et les
médias. Les questions liées à l'eau ne font,
elles, que de très épisodiques apparitions sur le
devant de la scène. Il faut des catastrophes (innondations,
sécheresses massives,...) pour que l'attention se porte
sur cet élément vital, rare et stratégique...
Pourtant, que ce
soit à La Haye en mars 2000, ou à Stockholm en août
de cette même année, les constats alarmistes se succèdent,
aussi bien en matière de diminution de la qualité
de la ressource, que de difficultés d'accès pour
les plus pauvres. Les expériences et les compétences
en matière de préservation de la ressource, et d'amélioration
de l'accès à l'eau existent bel et bien; malheureusement,
elles restent trop souvent connues de petits cercles d'initiés.
Pour se faire entendre, les professionnels et bénévoles
mobilisés autour de la cause de l'eau doivent associer
de plus en plus les politiques et les médias à leurs
actions. C'est en soulignant les enjeux politiques, économiques
et sociaux de la maîtrise de l'eau qu'ils pourront mobiliser
ces milieux, et partant, l'ensemble de la population.
Les détenteurs
des nouvelles technologies de l'information se doivent de répondre
à cet appel, ne serait-ce que pour justifier le battage
qui est fait autour du "potentiel" économique
et social de leurs outils. Ils ne parviendront à assumer
le rôle social qu'ils revendiquent que s'ils s'impliquent
aux côtés de ceux qui, au jour le jour, permettent
à des centaines de milliers de personnes d'accéder
à de meilleures conditions de vie (santé, accès
à l'eau, etc.).
Enfin, à
l'instar de la taxe Tobin, une part de l'information et des moyens
qui y sont consacrés devraient être réservée
à l'amélioration des conditions de vie des hommes
; l'accès à une eau saine en étant un des
éléments principaux.
Pour aller
plus loin, le web du pS-Eau:
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