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Actuellement de plus en plus élargi par l’urgence des décisions
à prendre et des actions à mener, le débat sur la question
de l’eau demeure encore majoritairement une affaire de spécialistes.
Certes, une vaste palette de domaines sont concernés, de l’hydraulique
à la sociologie, en passant par l’économie et l’urbanisme. Ainsi,
on assiste encore à un lourd cloisonnement disciplinaire entre
les multiples acteurs travaillant dans le domaine de l ’eau.
Cette situation rend particulièrement difficile la restitution
des expériences réalisées, autant qu’elle limite le dialogue entre
les différents acteurs impliqués. Chacun produit ses propres études,
selon ses propres méthodes, convaincu de la pertinence de sa propre
approche...
Il est vrai que le problème de la gestion et du partage de
la ressource en eau fait preuve d’une extraordinaire complexité.
Aussi est-il légitime de l’éclater, et de laisser chaque discipline
apporter ses méthodes et ses conclusions, afin de nourrir
le débat de données précises et pointues. Toutefois, cette
approche consistant à éclater le problème, et à laisser chaque
discipline traiter de manière approfondie les thèmes qui relèvent
de son propre domaine d’expertise, présente trois risques
majeurs (cf. ci-contre) : |
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Dans ce contexte, n’est-il pas justement nécessaire d’une part
de faire participer au débat ceux dont
l’avis n’est pas traditionnellement sollicité, et d’autre
part de faire dialoguer entre eux les différents acteurs en présence?
Au vu des risques colossaux qu’une crise de l’eau fait planer
sur la population mondiale (risques environnementaux, diplomatiques,
économiques, sociaux, etc.), il est urgent de favoriser la
coopération et le dialogue entre l’ensemble des acteurs, permettant
ainsi une approche transversale des problématiques de l’eau.

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