Parce
qu'elle est de qualité inégale et qu'elle est souvent dégradée:
3,5 millions de décès, selon l'OMS, sont imputables chaque
année aux maladies liées à la pollution des eaux (choléra,
hépatites, paludisme…), particulièrement dévastatrices dans
les pays en développement.
90% des eaux usées dans les pays en développement sont déversées
dans la nature sans avoir subi le moindre traitement.
La moitié de la population mondiale ne dispose pas d'une installation
sanitaire décente.
Parce qu'il existe une inégalité d'accès, aussi bien qu'une
inégalité de patrimoine:
1,5 milliard de personnes, soit 25% de la population mondiale,
n'ont pas accès à l'eau potable.
La majorité des populations privées d'eau se retrouvent dans
des zones urbaines largement défavorisées par rapport aux
quartiers résidentiels occupés par les classes moyennes.
L'eau y est disponible par d'autres moyens que par le robinet
du service public (ou privé…), mais paradoxalement, elle
coûte finalement plus cher que l'eau utilisée par les populations
aisées qui peuvent payer le raccordement au réseau urbain...
ALORS QUE PEUT-ON IMAGINER POUR L'AVENIR ?
... Une crise mondiale de l'eau, au moment où la quantité
d'eau disponible sera insuffisante pour satisfaire la demande
en eau ?
... Des guerres de l'eau ?
... Une nouvelle gestion intégrée de l'eau, impliquant tous
les acteurs : usagers, politiques, experts et secteur privé
?
... Une nouvelle tarification de l'eau ?
... Une solidarité financière entre consommateurs des pays
riches et pauvres, excédentaires et déficitaires en eau ?
... Une nouvelle organisation financière pour faire face aux
besoins d'investissement, avec une place croissante accordée
aux financements privés ?
Une chose est certaine... tout
le monde doit pouvoir donner son avis, toute idée
doit avoir sa chance !