L'ONG GOODWILL INTERNATIONAL a été créée en 1971, et enregistrée sous le "Societies Act" indien en 1982. Elle a été fondée par un groupe de travailleurs industriels et de représentants de syndicats ouvriers; elle se destinait à l'origine à favoriser la formation des jeunes issus de classes pauvres, afin de lutter contre le chômage et de créer des opportunités aux laissés pour compte.

En plus d'actions consacrées à l'alphabétisation, à la formation technique industrielle, à l'éducation et à la santé, GOODWILL INTERNATIONAL dispose également de programmes spéciaux destinés à développer les services aux pauvres dans les slums de la région de Bangalore. Ses équipes agissent dans de nombreuses communautés désireuses de se structurer et de s'organiser, en fournissant un appui à la mise en place de "Community Based Organiszations" (notamment dans le cadre des procédures administratives nécessaires à l'enregistrement de ces associations de quartier). Le JASMINE SELF HELP GROUP, à Maya Bazar, est un exemple de groupement d'entraide soutenu par GOODWILL INTERNATIONAL.

Le logo de GOODWILL INTERNATIONAL

Alphonse présente une vision intéressante des possibilités de collaboration entre les ONG locales et les entreprises privées en charge du développement des services dans les slums. Il affirme ainsi que les ONG ont souvent une très bonne connaissance du terrain, et qu'elles constituent en cela des partenaires de choix pour des groupes privés dont la vocation n'est pas de passer du temps avec les communautés. "Ces groupes ont besoin d'un intermédiaire, et nous sommes en mesure de leur vendre ce service. Nous avons tout à fait la capacité nécessaire pour signer des contrats de mission, et nous pouvons même embaucher des iintérimaires pour nous aider".

Alphonse décrit même certaines ONG comme de sérieux concurrents potentiels des "local contractors", engagés dans la majorité des cas par les groupes privés pour réaliser leurs travaux de terrain (installations techniques, réparations, etc.). Il soutient que les organisations de type ONG ont comme avantage principal leurs relations de longue date avec les communautés, et leur connaissance réelle des habitants et des leaders politiques. Il souligne par ailleurs que les travaux réalisés par les ONG sont souvent de bien meilleure qualité que ceux pris en charge par des "local contractors" : "Les ONG savent mieux que quiconque ce qui est adapté ou non au mode de vie des communautés". Il prend ainsi l'exemple d'un programme récent de construction / reconstruction de logements dans un des slums de Bangalore, qui faisait à la fois intervenir une ONG et des petites sociétés privées. Les résultats de ce programme ont mis en évidence une grande différence de qualité entre les logements construits par l'ONG et ceux réalisés par les "local contractors".

L'ouverture progressive de la gestion des services d'eau de la ville de Bangalore à des opérateurs privés étrangers constitue une bonne opportunité de développer les bases d'une réelle collaboration. Alphonse semble convaincu que tous les principaux acteurs trouveraient leur compte dans des actions conjointes et des partenariats fonctionnels, avec un objectif : améliorer durablement les conditions de vie des populations pauvres.

 

Retour en haut de la page

 

© 2001 AQUA tu penses ?
« AQUA tu penses ? » est une association française régie par la loi du 1er juillet 1901